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Contraception pas toujours facile de choisir ? Selon son âge, sa vie amoureuse, ses convictions, chaque femme a des attentes différentes pour sa méthode de contraception. La contraception est donc est sujet délicat qui doit être traiter de façon serieux. Le dialogue entre le medecin et l'adolescente doit permettre de mieux cerner les attentes de la personne et surtout de connaître ses antécédents personnels. Il existe plusieurs methodes contraceptifs dont la pillule qui est un moyen indispensable contre les grossesses indesirées, le sterilet possède plusieurs modèles plus ou moins efficace (Le plus efficace est TT 380), l'implant progestatif est très efficace contre les oublis et enfin, l'usage de préservatif est vivement conseillé.

J'ai des contre-indications médicales à la pilule. Ou je ne souhaite pas prendre d'hormones.
Il est judicieux de porter son choix sur le stérilet au cuivre. « C'est le moyen de contraception le moins perturbant pour l'organisme, explique un spécialiste. Et probablement l'un des plus sûrs. Il n'interfère pas sur le désir et n'a pas d'interaction avec les médicaments (même avec les anti-inflammatoires). Il est d'un confort d'utilisation optimum car, une fois en place, il délivre la femme de toute préoccupation contraceptive. » En plus, c'est un moyen de contraception économique. Le diaphragme, la cape, les tampons spermicides et les méthodes dites 'naturelles" peuvent aussi être envisagés au cas par cas, en fonction de l'attente de chaque femme. Ils sont globalement plus contraignants et moins fiables que le préservatif.

Je souhaite une contraception ponctuelle.
Si les rapports sexuels sont peu fréquents, de l'ordre de à deux par mois, le préservatif est un bon choix contraceptif. Il permet également de se protéger contre toutes les IST (infections sexuellement transmissibles). Le diaphragme requiert une certaine expérience :« II nécessite une ou deux consultations pour connaître la taille qui convient et pour apprendre à bien le poser, avertit le Dr Winck. Culturellement, ce mode de contraception est surtout prisé par les femmes d'Europe du Nord et les Anglo-Saxonnes. Peu de médecins et de sages-femmes" le prescrivent aujourd'hui en France. Il a toutefois de nombreuses adeptes convaincues. » Comme le tampon spermicide, il constitue une contraception tout à fait acceptable pour les femmes de plus de 45 ans (dont la fécondité est réduite), qui ont une relation stable et qui ne souhaitent plus de contraception permanente.

J'ai un stérilet au cuivre, mais je perds beaucoup de sang pendant mes règles.
« Le dispositif intra-utérin (DIU) au cuivre augmente souvent le volume et la durée des règles, particulièrement pendant les premiers mois suivant sa pose. Ce phénomène peut toutefois être contrôlé par la prise d'antiinflammatoires pendant les règles. Cela diminue les contractions de l'utérus, et les saignements ont ainsi tendance à se régulariser d'eux-mêmes, souligne le Dr Winck. Des études récentes montrent que leur efficacité est supérieure à celle d'un anti-hémorragique. » L'abondance des règles peut également justifier une prise ponctuelle de comprimés de fer pour éviter l'anémie (ayant pour cause une diminution des réserves en fer). Si la gêne est trop sévère, il est possible d'opter pour un stérilet à la progestérone. Il présente la particularité de réduire le volume et la durée des règles, voire de les faire disparaître dans 20 à 40 % des cas.

Ma fille de 16 ans se pose la question de la contraception. Que fera le médecin ?
Différentes contraceptions peuvent être envisagées. Elles différent en fonction de la vie de la jeune fille, de l'entourage familial et social, etc. Au cours de la consultation, le médecin doit longuement parler avec la jeune fille pour déterminer le moyen de contraception qui sera le mieux adapté. Il répondra aux éventuelles questions qui préoccupent la jeune fille... et ne doit pas hésiter à en devancer certaines qu'elle n'ose pas toujours formuler.
Par ailleurs, il est utile de rappeler à l'adolescente qu'un seul rapport sans contraception peut être fécondant, de même qu'un seul rapport à risque (sans protection) peut être contaminant (sida et infections sexuellement transmissibles). Il est capital que le médecin insiste sur les risques d'IST

J'ai eu un rapport sans contraception, je crains une grossesse...
La pilule du lendemain peut être prise dans les soixante-douze heures qui suivent le rapport non protégé. Elle est délivrée sans prescription dans toutes les pharmacies et elle est gratuite pour les adolescentes.

Je viens d'accoucher et j'allaite. Suîs-je protégée contre une nouvelle grossesse ?
« L'allaitement peut être une méthode contraceptive, fiable à 98 % pendant six mois, mais uniquement si l'enfant est nourri exclusivement au sein, cinq à six fois par jour et si les règles ne sont pas revenues entre-temps, explique le Dr Win. Attention, en cas d'allaitement au sein incomplet, l'ovulation peut reprendre dès la troisième semaine. »
Plusieurs options sont compatibles avec l'allaitement:
• N'importe quelle pilule progestative peut être prise dès le troisième jour. « Le progestatif passe dans le lait, note le Dr Winck, mais de façon infinitésimale. »
• L'implant (contenant un progestatif) et le stérilet (avec ou sans hormone) font aussi partie des contraceptions les moins contraignantes après l'accouchement. « Le gynécologue peut les mettre en place dans les trois à six semaines qui suivent l'accouchement », explique le Dr Winck.

Existe-t-il des méthodes entièrement naturelles ?
Oui, mais beaucoup ont une fiabilité très aléatoire. En revanche, la méthode symptothermique (évaluée par l'OMS) est particulièrement intéressante pour planifier les naissances. Tout comme la classique méthode Billings, elle se fonde sur une auto-observation quotidienne de la glaire cervicale, de la température et du col de l'utérus. Tous ces facteurs - une glaire filante et abondante, un col haut, mou et ouvert, et un plateau thermique de trois jours - permettent de déterminer une période de sept à neuf jours où la fécondation est possible. « Cette méthode demande un apprentissage sur plusieurs cycles et, par la suite, beaucoup de discipline et d'assiduité. Elle s'adresse par conséquent à des couples motivés et qui se connaissent bien », souligne un specialiste

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