J'ai un stérilet au cuivre, mais je perds beaucoup de sang pendant mes règles.
« Le dispositif intra-utérin (DIU) au cuivre augmente souvent le volume et la durée des règles, particulièrement pendant les premiers mois suivant sa pose. Ce phénomène peut toutefois être contrôlé par la prise d'antiinflammatoires pendant les règles. Cela diminue les contractions de l'utérus, et les saignements ont ainsi tendance à se régulariser d'eux-mêmes, souligne le Dr Winck. Des études récentes montrent que leur efficacité est supérieure à celle d'un anti-hémorragique. » L'abondance des règles peut également justifier une prise ponctuelle de comprimés de fer pour éviter l'anémie (ayant pour cause une diminution des réserves en fer). Si la gêne est trop sévère, il est possible d'opter pour un stérilet à la progestérone. Il présente la particularité de réduire le volume et la durée des règles, voire de les faire disparaître dans 20 à 40 % des cas.
Ma fille de 16 ans se pose la question de la contraception. Que fera le médecin ?
Différentes contraceptions peuvent être envisagées. Elles différent en fonction de la vie de la jeune fille, de l'entourage familial et social, etc. Au cours de la consultation, le médecin doit longuement parler avec la jeune fille pour déterminer le moyen de contraception qui sera le mieux adapté. Il répondra aux éventuelles questions qui préoccupent la jeune fille... et ne doit pas hésiter à en devancer certaines qu'elle n'ose pas toujours formuler.
Par ailleurs, il est utile de rappeler à l'adolescente qu'un seul rapport sans contraception peut être fécondant, de même qu'un seul rapport à risque (sans protection) peut être contaminant (sida et infections sexuellement transmissibles). Il est capital que le médecin insiste sur les risques d'IST
J'ai eu un rapport sans contraception, je crains une grossesse...
La pilule du lendemain peut être prise dans les soixante-douze heures qui suivent le rapport non protégé. Elle est délivrée sans prescription dans toutes les pharmacies et elle est gratuite pour les adolescentes.
Je viens d'accoucher et j'allaite. Suîs-je protégée contre une nouvelle grossesse ?
« L'allaitement peut être une méthode contraceptive, fiable à 98 % pendant six mois, mais uniquement si l'enfant est nourri exclusivement au sein, cinq à six fois par jour et si les règles ne sont pas revenues entre-temps, explique le Dr Win. Attention, en cas d'allaitement au sein incomplet, l'ovulation peut reprendre dès la troisième semaine. »
Plusieurs options sont compatibles avec l'allaitement:
• N'importe quelle pilule progestative peut être prise dès le troisième jour. « Le progestatif passe dans le lait, note le Dr Winck, mais de façon infinitésimale. »
• L'implant (contenant un progestatif) et le stérilet (avec ou sans hormone) font aussi partie des contraceptions les moins contraignantes après l'accouchement. « Le gynécologue peut les mettre en place dans les trois à six semaines qui suivent l'accouchement », explique le Dr Winck.
Existe-t-il des méthodes entièrement naturelles ?
Oui, mais beaucoup ont une fiabilité très aléatoire. En revanche, la méthode symptothermique (évaluée par l'OMS) est particulièrement intéressante pour planifier les naissances. Tout comme la classique méthode Billings, elle se fonde sur une auto-observation quotidienne de la glaire cervicale, de la température et du col de l'utérus. Tous ces facteurs - une glaire filante et abondante, un col haut, mou et ouvert, et un plateau thermique de trois jours - permettent de déterminer une période de sept à neuf jours où la fécondation est possible. « Cette méthode demande un apprentissage sur plusieurs cycles et, par la suite, beaucoup de discipline et d'assiduité. Elle s'adresse par conséquent à des couples motivés et qui se connaissent bien », souligne un specialiste