Inversement, en cas de constipation terminale, la personne s'y rend régulièrement, mais a beaucoup de difficultés lors de l'émission. Le toucher rectal indique un rectum rempli de selles, souvent dures. Certains patients présentent en même temps les deux types de constipation.
Est-dangereux ? Parfois douloureuse ou gênante, la constipation ne présente néanmoins pas de risque d'infection ni d'occlusion intestinale. Mais les efforts démesurés exercés au niveau de l'anus et du plancher pelvien, en cas d'expulsion difficile des selles, peuvent provoquer à long terme une incontinence anale, surtout chez les femmes. Dans de rares cas, la constipation est le symptôme d'autres pathologies, telles que le cancer de l'intestin ou l'hypothyroïdie. Des examens appropriés (coloscopie, bilan thyroïdien...) permettront au médecin, le cas échéant, d'écarter ces risques.
Quelles solutions :
• En cas de constipation de progression, le médecin conseillera d'enrichir l'alimentation en fibres (artichaut, haricot, pois chiche, pissenlit, lentille, pain, amande...), présentes exclusivement dans les végétaux. Pour que les fibres ingérées améliorent le transit, il faut aussi boire de 1,5 à 2 litres d'eau par jour. La pratique régulière d'un sport (marche rapide, abdominaux...) est aussi bénéfique
• Au niveau des médicaments, évitez l'usage régulier de laxatifs stimulants (à base de bourdaine, de séné ou d'anthra-quinones). Très irritants pour l'intestin, ils entraînent à long terme des diarrhées chroniques. Préférez ceux à base de PEG (polyéthylène glycol).
• Pour traiter la constipation terminale ou chronique, le médecin peut prescrire une rééducation anale. De nombreuses constipations de ce type sont causées par une contraction locale, au niveau de l'anus : le sphincter ne s'ouvre pas pour évacuer les selles. La rééducation synchronisera la poussée rectale et abdominale avec l'ouverture anale. Des traitements d'appoint, comme des suppositoires à la glycérine ou des microlavements, pourront aussi apporter un soulagement ponctuel
Ce qui faut retenir : La constipation ne présente pas de risque d'infection ni d'occlusion intestinale. Si la constipation se reproduit régulièrement ou dure plusieurs semaines, il faut consulter votre medecin traitant.